En lisant les deux interventions ci-dessous, je repense à d'autre débats auxquels j'ai assisté sur cette question. Je me rend compte que les communautés technologiques souvent très masculines envisagent la question du manque de femmes soit avec une pointe d'humour quand il s'agit d'expliquer leur grand intérêt pour les quelques femmes qui interviennent dans leur milieu, soit de façon désesperée quand il s'agit d'avouer une sorte de désarroi face à cette situation, soit sur un mode défensif: qu'on ne les accuse pas d'être à l'origine de cette disproportion. Je dois dire que je comprend ces trois réactions, notamment parceque le problème est bien ancré et la disproportion difficile à rétablir. Je ne veux donc pas jeter la pierre aux acteurs masculins du libre, car en tant que femme, ou en tant que chercheuse, je n'ai vraiment pas de solution à la question. Pour le moment, je me contenterais de suivre attentativement les travaux de Christina, qui soulève je crois une vraie et importante question. (Christina, ne lâche pas ce sujet ).
Pour avoir observé et fréquenté Koumbit pendant plusieurs années, je suis d'accord avec Omar pour dire que plusieurs mesures ont été mis en place pour favoriser un climat d'égalité, d'ouverture et un souci d'équité et de participation des plus discrets. Cependant, force est de constater qu'il y a aujourd'hui moins de femme parmis les travailleurs de Koumbit qu'il y a deux ou trois ans. Les femmes sont bien présentes parmi le conseil d'administration ce qui est une avancée certaine, mais le défi au niveau de la participation au travail est peut-être encore plus grand. Je ne crois pas que ce soit du à des problèmes de discrimination directe (dirigée vers la personne), mais peut-être plus à une façon d'envisager le travail et en particulier le travail typiquement réalisé par des femmes. Celui-ci n'aurait il pas été suffisamment valorisé ou n'est ce que circonstanciel ?
Je me dit aussi que si une féministe, ou simplement une femme, avait été là à la fondation de Koumbit, la participation de femmes parmi les travailleurs aurait peut-être été inscrite parmi les principes fondateurs. Ceci n'est pas un reproche et moi-même, si j'avais participé à la création de Koumbit, je ne sais pas si j'aurai voulu ou penser à rajouter ce genre de clause. Cependant, cela n'a pas été placé comme une contrainte, ce qui signifie peut-être que la sous représentation des femmes dans le milieu du libre n'a pas été présenté comme un enjeu. Aussi, tout en se donnant de nombreux enjeux (et contraintes et objectifs relatifs par ailleurs très ambitieux), Koumbit ne s'est pas pourvu de mesure favorisant la participation des femmes au travail de Koumbit. Peut-être qu'il s'agirait de mesure de type "discrimination positive", que je n'approuve pas forcément, mais qui semble faire ces preuves dans des organismes telles que Studio XX, quand l'ouverture et l'équité ne suffisent plus...En même temps, je vois bien l'hypocrisie et la gène qui pourrait survenir à accepter une travailleuse pour son genre plutôt que pour ses qualités de travailleuse.
Besoin d'équité et d'ouverture ou de discrimination positive ?
En lisant les deux interventions ci-dessous, je repense à d'autre débats auxquels j'ai assisté sur cette question. Je me rend compte que les communautés technologiques souvent très masculines envisagent la question du manque de femmes soit avec une pointe d'humour quand il s'agit d'expliquer leur grand intérêt pour les quelques femmes qui interviennent dans leur milieu, soit de façon désesperée quand il s'agit d'avouer une sorte de désarroi face à cette situation, soit sur un mode défensif: qu'on ne les accuse pas d'être à l'origine de cette disproportion. Je dois dire que je comprend ces trois réactions, notamment parceque le problème est bien ancré et la disproportion difficile à rétablir. Je ne veux donc pas jeter la pierre aux acteurs masculins du libre, car en tant que femme, ou en tant que chercheuse, je n'ai vraiment pas de solution à la question. Pour le moment, je me contenterais de suivre attentativement les travaux de Christina, qui soulève je crois une vraie et importante question. (Christina, ne lâche pas ce sujet ).
Pour avoir observé et fréquenté Koumbit pendant plusieurs années, je suis d'accord avec Omar pour dire que plusieurs mesures ont été mis en place pour favoriser un climat d'égalité, d'ouverture et un souci d'équité et de participation des plus discrets. Cependant, force est de constater qu'il y a aujourd'hui moins de femme parmis les travailleurs de Koumbit qu'il y a deux ou trois ans. Les femmes sont bien présentes parmi le conseil d'administration ce qui est une avancée certaine, mais le défi au niveau de la participation au travail est peut-être encore plus grand. Je ne crois pas que ce soit du à des problèmes de discrimination directe (dirigée vers la personne), mais peut-être plus à une façon d'envisager le travail et en particulier le travail typiquement réalisé par des femmes. Celui-ci n'aurait il pas été suffisamment valorisé ou n'est ce que circonstanciel ?
Je me dit aussi que si une féministe, ou simplement une femme, avait été là à la fondation de Koumbit, la participation de femmes parmi les travailleurs aurait peut-être été inscrite parmi les principes fondateurs. Ceci n'est pas un reproche et moi-même, si j'avais participé à la création de Koumbit, je ne sais pas si j'aurai voulu ou penser à rajouter ce genre de clause. Cependant, cela n'a pas été placé comme une contrainte, ce qui signifie peut-être que la sous représentation des femmes dans le milieu du libre n'a pas été présenté comme un enjeu. Aussi, tout en se donnant de nombreux enjeux (et contraintes et objectifs relatifs par ailleurs très ambitieux), Koumbit ne s'est pas pourvu de mesure favorisant la participation des femmes au travail de Koumbit. Peut-être qu'il s'agirait de mesure de type "discrimination positive", que je n'approuve pas forcément, mais qui semble faire ces preuves dans des organismes telles que Studio XX, quand l'ouverture et l'équité ne suffisent plus...En même temps, je vois bien l'hypocrisie et la gène qui pourrait survenir à accepter une travailleuse pour son genre plutôt que pour ses qualités de travailleuse.
Débat à suivre....